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Libertadores 2015 : présentation du Groupe 4

A l’heure de l’ouverture de la phase de groupe de la Libertadores 2015, nous lançons nos présentations des différents groupes. Premier à débuter, premier à être présenté : le groupe 4, celui d’Emelec, de l’Internacional, de The Strongest et de l’Universidad de Chile.

S’il n’est pas le groupe de la mort (nous parlerons du groupe 2 dans un prochain article), le groupe 4 de la Libertadores est l’un des plus denses.

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Favori annoncé, le représentant brésilien, l’Internacional. Vainqueur en 2010 (voir L’année des Inter), le Colorado fait appel à Diego Aguirre, l’homme qui fît de Peñarol le finaliste en 2011 (voir Santos 2 – 1 Peñarol), pour donner du cœur et de la garra à un effectif dont le talent est parfaitement illustré par ses deux merveilles du milieu : Andrés D’Alessandro et Charles Aranguiz. Une défense solide Léo, Ernando, Réver et Winck, protégée par Nilton et Aránguiz, un groupe de 4 offensifs rapides et techniques, à l’image des Vitinho et autres Sascha épaulant Alex et D’Alessandro, le bloc d’Aguirre est clairement coupé en deux escouades qui, si elles trouvent l’équilibre, peuvent être redoutables.

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Mais la concurrence s’annonce plus coriace que prévu. Vainqueur du dernier tournoi chilien, l’Universidad de Chile de Martin Lasarte, habitué des compétitions continentale, part à la conquête de sa première Libertadores. Si on est loin du niveau et du jeu de l’ère Sampa, le 4-3-3 de Lasarte a prouvé son efficacité. L’inamovible Johnny Herrera dans les buts, une défense Magalhaes (ou Corujo), Suárez, González, Rojas, Pereira et Espinoza à la récupération et un quatuor Lorenzetti, Fernández, Benegas, Canales de qualité devant. Si elle semble peiner en ce début d’année 2015, la U est une équipe efficace et rigoureuse lorsqu’elle tourne à plein régime.

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Attention aussi à Emelec. Malgré le départ prochain de Gustavo Quinteros, l’homme du bi-campeonato, le Bombillo est probablement ce qu’il se fait de mieux en Equateur. Dreer protégé par les expérimentés Guagua et Achilier dans l’axe, Bagüí et Narváez occupant les couloirs, la force du club équatorien se situe au milieu avec le duo Quiñónez – Lastra et surtout la pépite Miler Bolaños, dynamiteur de défense adverses. Devant, Emelec s’appuie sur la vitesse de Giménez et Ángel Mena pour alimenter l’ancien Montpelliérain Emanuel Herrera. Le Bombillo a tout de l’outsider numéro 1.

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Quelle place reste-t-il donc pour les Tigres de The Strongest. Faciles vainqueurs de Morelia en tour préliminaire (voir The Strongest 2 – 0 Morelia), les hommes de Néstor Craviotto n’ont rien à perdre dans un groupe annoncé trop fort pour eux. Reste qu’avec l’expérimenté Vaca dans les buts, une défense Wayar, Marteli, Centurión, Torrico assez solide, l’expérience de Cristaldo associée au prometteur Alejandro Chumacero au milieu derrière l’incroyable Pablo Escobar, star incontesté de l’équipe situé en appui du trio Castro, Ramallo, Cuesta, les déplacements à La Paz risquent d’être plus compliqués que prévu. Et de rappeler que l’an passé, les Tigres ont remporté leur quatre matchs à domicile l’an passé, éliminés de justesse en huitième de finale (voir Defensor Sporting 2 (4) – (2) 0 The Strongest).