galo

L’année du Galo

Un nouvel exploit : à l’heure d’entrer sur la pelouse du Mineirão, l’Atlético Mineiro de Ronaldinho savait que la mission qui l’attendait était bien loin d’être aisée. Face au Decano, le Galo devait remonter 2 buts. Ce que personne n’avait réussi depuis 1989.

« Yes we C.A.M », slogan d’avant Atlético Mineiro – Olimpia. Battu 2 -0 au Paraguay, le Galo devait, comme en demi-finale, créer l’exploit. Sauf que si face à Newell’s, les hommes de Cuca avaient parfaitement su gérer leur entame de match, face à la rigueur tactique paraguayenne, la mission s’annonçait plus délicate. Et elle le fut. Les couloirs vérouillés, le Galo se voyait contraint d’abuser de longs ballons pour tenter de percer la muraille du Decano. Olimpia se régalait à anéantir les modestes percées brésiliennes et s’offrait même les meilleures occasions de la première période quand Bareiro et Silva manquaient tour à tour l’occasion de tuer le suspense.

jo

La seconde période allait en offrir. A peine entré, Rosinei créait le surnombre dans le couloir droit et Jô en profitait pour libérer un Mineirão jusque là assez éteint et crispé. Plus qu’un but à inscrire en 45 minutes. La pression s’intensifiait comme jamais. Le couloir gauche d’Olimpia prenait l’eau, la défense vacillait mais les paraguayens tenaient. Mieux, 83e minute, le tournant du match : lancé dans le dos de la défense, Juan Ferreyra s’en allait dribbler Victor mais glissait au moment de conclure. Dans la minute suivante, Manzur était expulsé. Le destin avait choisi le Galo. Il frappait à la 87e. Centre de Bernard, tête de Leonardo Silva : 2-0. L’Atlético Mineiro arrachait sa prolongation.

Comme en 1989, Olimpia perdait son avance de deux buts. Et comme en 1989, Olimpia allait céder aux tirs au but. A l’époque le héros de l’Atlético Nacional de Maturana était un certain René Higuita. Ce mercredi, ce fut une nouvelle fois Victor. Déterminant en quarts et de demie, le portier du Galo stoppait le premier tir et allait ainsi permettra à son équipe de remporter sa première Libertadores. Ronaldinho devient le quatrième joueur de l’histoire à remporter Ligue des Champions, Coupe du Monde et Libertadores. Le Galo réalise un exploit que personne n’avait réussi depuis le premier (et unique) titre d’un autre Atlético, l’Atlético Nacional. Lui aussi avait fait chuter Olimpia.