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Libertadores 2013 : groupe par groupe.

Cette semaine marque le grand départ de la phase de groupe de la plus prestigieuse compétition sud-américaine. L’heure est donc venue pour nous de nous lancer dans une petite présentation des groupes.

Avalanche de stars

Star brésiliennes, géants argentins, ambitieux chiliens, colombiens, uruguayens et paraguayens sans oublier les potentielles surprises équatoriennes, la 54e libertadores s’annonce encore plus passionnante que jamais. Il faut dire que le casting est une nouvelle fois impressionnant. Côté brésilien, on aura le champion du Monde Corinthians et son duo Pato – Guerrero, le champion national Fluminense de Fred et Deco, l’Atlético Mineiro de Ronaldinho, le Grêmio d’Elano, Ze Roberto, Edu Vargas et autres Hernán Barcos ou encore le tenant de la Sudamericana São Paulo et son trio Jadson – Osvaldo – Luis Fabiano. Chez les argentins, le finaliste 2012 Boca version Bianchi avec le grand retour de l’icône Riquelme, le Newell’s de Tata Martino et sa pépite Scocco, le formidable Vélez de Gareca et Fernando Gago, le solide Arsenal d’Alfaro et le finaliste de la Sudamericana : Tigre. Autant de favoris et d’outsiders potentiels. Mais, si on peut toujours s’interroger sur les clubs mexicains (joueront-ils enfin vraiment à fond cette compétition ?), il ne faudra pas oublier les chiliens avec notamment l’Universidad de Chile et sa nouvelle génération symbolisée par des joueurs comme Sebastián Ubilla ou le duo Lichnovsky – Maturana si brillant pendant le Sudamericano, les colombiens comme Millonarios, de retour après 16 ans d’absence, les équatoriens et leur impressionnant duo Barcelona – Emelec qui devrait poser plus de soucis que prévus par les pronostiqueurs, les expérimentés paraguayens de Libertad, Olimpia et du Cerro Porteño, désormais habitués à disputer le tour final de l’épreuve (Libertad fut quart de finaliste l’an passé et l’année précédente quand le Cerro Porteño tombait face au futur vainqueur en demi-finale de l’édition 2011), le formidable duo des légendes uruguayennes avec le Nacional de Recoba et Abreu et le finaliste 2011 Peñarol du duo Olivera – Zalayeta. Pour faire court, une fois de plus, la Libertadores nous offrira ce qu’il se fait de mieux sur le continent sud-américain et les yeux des amoureux de football devraient pétiller plus d’une fois.

Rappel du déroulement de la compétition.

Lors du tirage au sort, pas de tête de série comme on en voit en Europe : les équipes sont certes réparties en quatre chapeaux mais la répartition se fait en fonction de la façon dont les différentes équipes se sont qualifiés. Les qualifiés 1 et 2 argentins (les deux champions), brésiliens (le champion en titre et le champion du Brésil), sont rejoints dans le chapeau 1 par les premiers qualifiés colombien (vainqueur de l’Apertura), équatorien (champion), péruvien (champion) et vénézuélien (champion). Le deuxième chapeau est constitué des deux qualifiés boliviens, uruguayens, chiliens et paraguayens alors que les équipes restantes sont alors reversés dans le troisième chapeau, le quatrième étant celui des mexicains et des qualifiés du premier tour. Pas de tête de série donc et la possibilité de duels entre équipes de même pays (sauf entre chapeau 1 et 3).

Après la phase de groupe, pas de tirage non plus ni de tête de série. Les huit premiers sont classés en fonction de leur nombre de point de même que les huit seconds. Puis on croise : le meilleur premier affronte le plus mauvais second et ainsi de suite avec obligatoirement match retour chez le mieux classé. Il n’est donc pas conseillé de laisser filer des rencontres en cas de qualification précoce, autre grande différence avec l’Europe. Les faits rappelés, place à l’analyse des groupes.

Groupe par groupe.

Le groupe 1 sera celui du finaliste 2012 : Boca Juniors. Avec le retour aux commandes du grand Carlos Bianchi et sur le terrain de l’idole Juan Roman Riquelme, les Xeneizes abordent la compétition en grandissime favori du groupe. Reste que derrière, si l’incertitude demeure quant à la volonté de Toluca de s’engager dans l’épreuve, le duo Nacional – Barcelona pourrait poser bien plus de soucis que prévus aux argentins. La qualification devrait se jouer entre ces trois équipes. Pronostic : 1- Boca, 2- Barcelona, 3- Nacional, 4- Toluca

Sensation de l’édition 1997 qui l’avait vu s’incliner sur le fil en finale, le Sporting Cristal retrouve une épreuve qu’il n’avait plus disputée depuis 4 ans et devra affronter quelques outsiders dans le groupe 2. Premier d’entre eux, Libertad. Restant sur deux quarts de finale, les paraguayens de Rubén Israel devraient encore tenir leur rang, renforcés au milieu par l’expérimenté Pablo Guiñazú arrivé en janvier de l’Internacional. Juste derrière, on devrait retrouver le solide Tigre de Gorrosito, finaliste malheureux de la dernière Sudamericana. Reste le dernier membre et véritable inconnue : Palmeiras. Relégué en Serie B, le Verdão de Valdivia et Kleber reste un outsider logique et pourrait profiter de l’occasion pour s’offrir une véritable bouffée d’air frais. Pronostic : 1- Libertad, 2- Tigre, 3- Palmeiras, 4- Sporting Cristal.

Promis aux brésiliens, le groupe 3 pourrait pourtant se révéler plus serré que prévu. Certes le duel à distance entre le Galo de Ronaldinho et le Tri de Jadson s’annonce fabuleux, mais Arsenal apparaît comme un bel outsider tandis que la meilleure équipe bolivienne de ces dernières années, un peu à la peine en ce début d’année, The Strongest, pourrait également tirer son épingle du jeu. Pronostic : 1- São Paulo, 2- Atlético Mineiro, 3- Arsenal, 4- The Strongest.

Le groupe 4 s’annonce comme l’un des plus ouvert. Emelec, huitième de finaliste l’an passé tombé face au futur champion, Vélez, probablement ce qu’il se fait de mieux en Argentine, quart de finaliste l’année passée, et Peñarol, finaliste 2011 qui avait éliminé les argentins en demie. Deux places entre ces trois grandes équipes, la lutte promet d’être intense. Derrière, le Deportes Iquique risque de souffrir la comparaison pour son baptême du feu. Pronostic : 1- Vélez, 2- Peñarol, 3- Emelec, 4- Deportes Iquique.

Placé dans le groupe 5, le champion en titre ne devrait pas éprouver trop de difficultés pour se qualifier. Certes un déplacement à Oruro n’est jamais une sinécure, mais avec la grande inconnue qu’est l’implication des clubs mexicains, il pourrait ne rester que Millonarios, demi-finaliste de la dernière Sudamericana, comme seul véritable adversaire. Pronostic : 1- Corinthians, 2- Millonarios, 3- San José, 4- Tijuana.

Duel colombien dans le groupe 6 après que Tolima a rejoint Santa Fe. Si les deux équipes sont habituées aux joutes directes, elles devront cependant faire avec l’arbitre du groupe : le Cerro Porteño, solide paraguayen qui fait office de favori du groupe. Reste l’inconnu Real Garcilaso, surprenant finaliste du dernier championnat péruvien. Pronostic : 1- Cerro Porteño, 2- Santa Fe, 3- Tolima, 4- Real Garcilaso.

Lutte à trois également dans le groupe 7 entre une Universidad de Chile, demi-finaliste 2010 et 2012, qui débute un nouveau cycle, le solide Newell’s qui revit depuis l’arrivée de Gerardo Martino et Olimpia, valeur sûre paraguayenne. Dans un tel groupe, le sort du Deportivo Lara, jeune champion du Venezuela (le club n’a que 7 ans !) qui découvrira l’épreuve, pourrait être rapidement scellé. Pronostic : 1- Universidad de Chile, 2- Newell’s, 3- Olimpia, 4- Deportivo Lara.

Enfin, le groupe 8 devrait nous offrir un duel de géants entre le dernier champion du Brésil, Fluminense, et Grêmio. Face à cette pléiade de stars brésiliennes, on imagine que les espoirs de Caracas et de la surprise Huachipato, qui retrouve la compétition après 29 ans d’absence, seront minces. Pronostic : 1- Fluminense, 2- Grêmio, 3- Huachipato, 4- Caracas.


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