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Libertadores 2015 : Présentation du Groupe 2

Le tenant du titre face à l’armada brésilienne. Avec San Lorenzo, São Paulo et les Corinthians, le Groupe 2 a tout du groupe de la mort.

Chaque compétition a son groupe de la mort, celui qui accumule les potentiels favoris de l’épreuve. Cette année, pour la Libertadores, ce groupe à est le 2.

romagnoli

Premier membre du redoutable casting, le tenant du titre San Lorenzo. Après une fin d’année 2014 en roue libre, le Ciclon de Bauza retrouve l’ambition et les envie de jouer tout en s’appuyant sur un groupe peu modifié. Devant l’impeccable Torrico, Buffarini, Gentiletti, Cetto et Mas forment la solide arrière garde bien protégée par les deux pitbulls Ortigoza et Mercier. Le tout permet au quatuor de tête de s’exprimer avec Pipi Romagnoli en chef d’orchestre d’une armada offensive au sein de laquelle les Mussis, Barrientos, Blanco, Villalba et autres Matos et Cauteruccio ne demandent qu’à briller. Le tenant du titre aura pour ambition de montrer que son titre n’est pas volé et le 4-2-3-1 de Bauza a tout pour y parvenir.

Reste que face au Ciclon, le Brésil envoie ce qui sera probablement ses deux meilleures chances de victoire.

ganso

Premier d’entre elles, São Paulo a peut-être perdu Kaka mais possède l’un des effectifs les plus impressionnants de l’édition 2015. La légende Ceni dans les buts, une défense à 4, Bruno – Toloi – Lucão – Reinaldo qui sera renforcée par l’arrivée de Doria et reste bien protégée par un duo Denilson – Souza (ou Maicon) qui apporte l’équilibre, le groupe de Muricy Ramalho est surtout une constellation de talents offensifs : Michel Bastos, Paulo Henrique Ganso, Ricardo Centurion, Alexandre Pato, Luis Fabiano, Alan Kardec. Autant dire que défendre face au Tricolor s’annonce délicat et São Paulo, récent demi-finaliste de la Sudamericana (voir Sudamericana : les nouveaux prétendants), a tout pour aller au bout.

guerrero

L’autre Pauliste du groupe est aussi ancien vainqueur, les Corinthians. Avec le retour de Tite aux commandes, les ambitions sont grandes. Le Timão, c’est avant tout une formidable machine à efficacité, organisée autour d’un bloc compact et d’une défense de fer avec le redoutable Cássio dans les buts, une défense à quatre Fagner, Felipe, Fabio Santos commandée par Gil. Les Corinthians ont la capacité à rapidement transformer leur 4-2-3-1 en 4-1-4-1 et disposent d’un milieu complémentaire. Du travailleur Elias au talentueux Renato Augusto en passant par le créateur Jadson, tout est mis à disposition pour laisser l’expression libre à Emerson Sheik et la star Paulo Guerrero. Sachant que Tite dispose également de la carte Vagner Love pour son attaque, les Corinthians peuvent encore jouer le titre.

faber

Aux côtés de ces trois géants, le petit Danubio pourrait apparaître réduit au simple rôle de faire-valoir. « L’Université du football » uruguayen a pourtant bien des arguments à faire valoir. A l’image du Defensor Sporting, demi-finaliste de la dernière édition, Danubio s’appuie sur un programme de formation qui s’étend de l’enfance au passage professionnel et est capable de sortir des talents à chaque édition (6 joueurs de l’effectif ne sont pas issus du centre). Si les départs de Camilo Mayada et Salvador Ichazo pèse dans la balance, le champion d’Uruguay s’appuie sur un 4-4-2, marque de fabrique de l’ensemble des formations du club. Torgnascioli, jeune portier issu du centre dans les buts, une défense à quatre Peña – Formiliano – De Los Santos – Rica, Pozzi et Ignacio Gonzalez au cœur du jeu, Tabarez et Leandro Sosa sur les ailes pour alimenter Matias Castro et Bruno Fornaroli, tel devrait être le onze type de Leonardo Ramos.